Comme vous avez dû le comprendre, j’ai acheté ma surjeteuse d’anniversaire (passé) et de Noël (à venir) fin octobre.

J’ai sorti la bête du carton ... et je me suis sentie comme une poule devant un couteau : qu’est-ce qu’on pouvait faire de ça ?

Et comme il s'avère que Christelle Beneytout, la grande prêtresse de la surjeteuse, donne des cours pas très loin de chez moi, je me suis inscrite à son atelier "je prends en main ma surjeteuse". La promesse, en 3 heures :  "prendre le contrôle de sa surjeteuse" et plus précisément :

  • comprendre son fonctionnement,
  • savoir l’enfiler, la règler,
  • apprendre à se servir des points de base de la surjeteuse,
  • savoir gérer les situations courantes en couture surjeteuse."

J’étais tellement enthousiaste (et je vous ai tellement soulées avec tout ça) que j’ai demandé à Christelle l’autorisation de faire un retour sur mon blog et elle a très gentiment accepté.

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Avec quatre autres participantes, nous avons été accueillies par Christelle avec un café ou thé et des petits chocolats. Nous avons commencé par un petit tour de table pour nous présenter, dire quelle était notre "relation" avec notre surjeteuse et quels types de pièces nous cousions.

Nous sommes ensuite rentrées dans le vif du sujet avec le retrait d’une aiguille pour en garder une seule, l’installation de cônes et de bobines (panachées) et l’enfilage de 3 fils de couleur différente, correspondant au code couleur de la surjeteuse. Christelle nous a expliqué comment passer nos fils en fonction de chacune de nos machines.

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Nous avons fait des essais de surfilage et appris à régler les disques de tension en fonction des défauts observés sur nos essais. Nous avons ensuite travaillé sur la longeur et la largeur des points.

Nous avons rajouté la deuxième aiguille et la 4ème bobine (ou cône, on a mixé) et nous avons testé les assemblages de tissus chaîne et trame et de jersey. Tout ça en modifiant les réglages pour voir ce qui se passait.

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Nous avons ensuite travaillé sur le différentiel et son utilité et conclu cette partie par l’ordre des réglages à respecter au début d’un projet.

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Nous avons ensuite assemblé des pièces avec des formes particulières : courbes concaves et convexes et angles droits rentrant et sortant. Pas facile l’angle rentrant mais avec un peu d’entrainement, ça doit pouvoir se faire. 

Il restait encore deux points à voir avant de terminer : comment découdre un surjet (ce n’est pas pour rien que mon blog s’intitule "coudre et découdre" ... no comment) et sécuriser les chainettes.

Ah si, un dernier point important : l’entretien de la surjeteuse ! Nos alliés : l’aspirateur et l’huile d'entretien fournie (ou pas) avec la machine.

Et tout au cours de l’atelier, Christelle nous a distillé des conseils et des astuces sur les aiguilles et les fils en particulier.

Avec tout ça et nos quelques digressions fort sympathiques, le cours a duré environ 3h45.

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Et qu’est-ce que j’en ai pensé ? J’étais enthousiaste en arrivant, je l’étais tout autant en sortant. Le fait d’avoir des fils différents et très visibles sur le tissu permet de bien comprendre les réglages à réaliser. Il faudra cependant un peu d’habitude pour examiner tout ça avec du fil noir sur du tissu noir.

Et je n’ai plus peur d’utiliser ma surjeteuse : le soir même j’ai assemblé un top ! Oui, oui, avec des manches et les courbes qui vont avec !

Bref, je recommande vivement ce cours à celles qui auraient peur de leur surjeteuse ou qui sont perdues dans les réglages et je vous mets un petit lien vers le site de Christelle et de ses cours de couture.

Bien sur, cet article est complètement personnel : il a été écrit de ma propre initiative, avec l'autorisation de Christelle Beneytout sous réserve de ne pas publier de "secret de fabrication".